Trousse d’outils sur l’accessibilité et l’inclusion pour les organisations

Veuillez noter que cette trousse d’outils est également disponible en format pdf qui peut être téléchargé ici.

Remerciements

Cette trousse d’outils vous est présentée par l’IVTF et EnviroCentre. Ellea pu être développéegrâce à l’initiative Ottawa Climate Equity (équité climatique Ottawa), un programme dirigé par le Fonds d’action climatique d’Ottawa, géré conjointement avec Écologie Ottawa et financé en partie par le gouvernement du Canada. Pour en savoir plus sur cetteinitiative, visitez le site www.ecologyottawa.ca/ottawa_climate_equity (en anglais)

Nous tenons à exprimer notre gratitude et notre reconnaissance ànotre groupe de spécialistes sur l’accessibilité. Le panel est composé decitoyennes engagées qui ont vécu avec unhandicap. Elles ont gracieusement partagé leur expérience et leur sagesse pour créer cette trousse d’outils.

Les membres du comité sont (par ordre alphabétique):

  • Kathleen Forti
  • Cathy Hamilton
  • Zeinab Mohamed
  • Peggy Nesbitt
  • Terri-Lee Rayvals-Mele
  • Carley Richards
  • Linda Tripp

Équipe de production locale : Laura Shantz (coordinatrice de l’engagement civique, CAWI), Vita Sgardello (responsable des communications, EnviroCentre)

L’équipe qui a créé cette trousse d’outils vit et travaille sur un territoire algonquin Anishinaabe non cédé. Nous sommes reconnaissantes de pouvoir être présentes sur ce territoire. Nous savons que les colons qui se sont installés iciont causé des dommages écologiques importants, qu’ils ont détruit l’habitat et contaminé le sol et l’eau. De plus, ilsont souvent exclu et marginalisé certaines populations, notamment les peuples autochtones, d’autres communautés de couleur, les personnes handicapées, les personnes à faible revenu, la communauté 2SLGBTQIA+ et d’autres encore. Nous nous engageons à faire de notre mieux pour réparer ces dommages et nous réconcilier avec la nation algonquine Anishinaabeafin de garantir que le peuple et la terre subsistent pour les générations futures

Une note sur le langage

Ce document utilise le langage centré sur l’identité, et fera donc référence aux handicaps avecdes termes comme «personnes handicapées» et «personnes sourdes». Ce moyen d’expression reconnaît que pour bon nombre de ces individus, le fait d’être handicapé est un élément majeur de leur identité et qu’ils ne seraient pas les mêmes sans leur incapacité.

Il importe de noter que certains préfèrent le langage centré sur la personne, comme «personne atteinte d’une incapacité» ou «personne qui est sourde». D’autres aiment mieux éviter complètement le vocabulaire lié aux handicaps et se contentent de parler de pratiques accessibles ou inaccessibles. Lorsque vous communiquez avec la communauté des personnes handicapées, il faut reconnaître que le langage a une signification et que différents individus peuvent privilégier différents termes. Choisissez vos mots avec soin et discernement, et faites preuve de souplesse pour tenir compte des préférences et des identités des gens

À qui s’adresse cette trousse?

La trousse est destinée aux organisations de protection du climat qui cherchent à être plus accessibles et accueillantes pour les personnes ayant un handicap ou des besoins en matière d’accessibilité. Ce guide présente des suggestions et des outils pour vous aider à réfléchir à l’accessibilité et à améliorer les pratiques au sein de votre organisme

Cet ouvrage est un point de départ; vous pouvez vous pencher sur l’accessibilité de la manière la plus pertinente àvotremode de fonctionnement. Certaines organisations de protection du climat recourent à des bénévoles qui disposent de budgets très limités (voire inexistants), tandis que d’autres ont l’usage de bureaux et emploient de nombreux salariés. Cependant, toutes peuvent être attentives à l’accessibilité et chercher à créer des environnements plus ouverts et inclusifs pour le personnel, les bénévoles et les participants.

Qu’est-ce que l’accessibilité?

En termes simples, l’accessibilité consiste à s’assurer que les politiques, la planification et les actions d’une organisation sont accueillantes et inclusives pour un vaste ensemble de personnes ayant une diversité de capacités et d’expériences vécues. Il est important de reconnaître que de nombreux individus ont une expérience distincte du monde en raison de leur handicap ou de leur différence. Si leurs besoins sont différents, leurs voix n’en sont pas moins importantes. Elles offrent des perspectives et des points de vue qui sont essentiels à un dialogue inclusif sur le climat.

Notons que les droits des personnes handicapées sont spécifiquement protégés par l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés, ainsi que par des dispositions de la Loi canadienne sur les droits de la personneet de toutes les lois provinciales et territoriales en la matière. Malgré ces protections, l’incapacité est fréquemment liée à la discrimination: diverses capacités sont souvent exclues de façon plus ou moins importante, sont incluses de manière symbolique ou donnent lieu à maintes formes d’inclusion et d’exclusion. Dans notre examen des expériences dehandicap, nous devons penser à leur caractère intersectionnel. Ce terme a été inventé par Kimberlé Crenshaw en référence à l’exclusion des femmes noires dumouvement féministe. Patricia Hill Collins a utilisé le concept pour mettre en évidence la manière dont les différentes formes d’oppression sont liées entre elles. Aujourd’hui, nous employons ce mot pour reconnaître que les avantages et l’oppression sont liés à divers attributs (âge, genre, race, couleur de peau, religion, poids, langue, lieu de vie) qui peuvent amplifier les privilèges ou bien l’exclusion et le désavantage.

Bien que cette trousse d’outils mette l’accent sur l’accessibilité pour tous et en particulier pour les personnes handicapées, il est important de se poser également des questions sur la diversité et l’inclusion de manière plus générale au sein des organisations. Après tout, l’incapacité n’est pas la seule façon dont les gens peuvent être exclus. Accroître la diversité sous toutes ses formes est un objectif louable. L’Initiative: une ville pour toutes les femmes (IVTF) a produit des guides sur l’équité, la diversité et l’inclusion1à l’intention de ceuxet celles qui souhaitent réfléchir plus largement à l’équité.

Les formations associées à la législation provinciale, comme la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, peuvent aider votre organismeà améliorer l’accessibilité. Cependant, ce texte législatif est rédigé en présumant qu’une personne ayant besoin de mesures d’adaptation est déjà engagée auprès d’une entreprise ou d’une organisation; il n’aide pas à jeter les bases d’un environnement accessible et accueillant.

Pourquoi une trousse d’outilssur l’accessibilité et l’inclusion?

L’Enquête canadienne sur I’incapacité, menée en 2017,a révélé que plus de 6 millions de Canadiens âgés de plus de 15 ans, soit 22% de la population, s’identifient comme ayant une incapacité. Le taux réel est probablement encore plus élevé, car ce ne sont pas toutes les personnes handicapées qui s’auto-identifient ou qui peuvent être considérées comme handicapées selon la définition du gouvernement, même si ce n’est pas leur propre définition. Les incapacités se manifestent de nombreuses manières: elles peuvent toucher les fonctions physiques (p. ex. la mobilité, le contrôle moteur, la dextérité), l’audition, la vision, la santé mentale, la fonction cognitive, le traitement sensoriel oul’endurance. Un handicap peut être temporaire ou permanent, et peut affecter les gens de façon intermittente ou constante. Il convient de noter qu’une personne handicapée qui a des journées à haut niveau fonctionnel de temps en temps est toujours considérée comme étant handicapée.

Étant donné que les incapacités concernent une part aussi importante de la population, il est facile de voir que l’action pour le climatdoit prendre en compte l’accessibilité sous toutes ses formes afin de promouvoir un programme de changement qui est équitable et inclusif. Le mouvement pour le climat ne peut pas laisser un cinquième du pays en dehors de la conversation.

Pour commencer

Améliorer l’accessibilité demande du temps et des efforts. Il peut être difficile de savoir par où commencer ou ce qu’il faut faire en premier, surtout pour les petites organisations. Il se peut que la vôtre soit poussée à agir rapidement, au lieu de prendre le temps de réfléchir et d’apporter des changements qui correspondent le mieux à la communauté qui vous entoure.

Reconnaissez votre pouvoir et vos privilèges

Pour améliorer l’accessibilité et l’inclusion, il est important de réfléchir à vos privilèges et à la manière dont ils influencent votre expérience du monde. Nous avons tous une gamme de capacités, de forces et de faiblesses.

Vivez-vous avec des douleurs chroniques? Pouvez-vous rester debout? Pouvez-vous rester debout pendant plus de cinq minutes sans avoir besoin de vous asseoir? Vos niveaux d’énergie et de motivation sont-ils stables? Avez-vous de la facilité à vous concentrer sur un écran ou à lire un livre? Êtes-vous capable d’entendre et de comprendre ce que disent les gens autour de vous? Pouvez-vous prendre des décisions, petites et grandes, sans stress excessif? Avez-vous l’usage complet de vos mains, vos bras, vos jambes et vos pieds?

De même, pensez aux privilèges. Il existe une forte corrélation entre les handicaps et le fait de vivre avec un faible revenu. Avez-vous un logement sûr et stable? Est-il à votre portée? Avez-vous accès à une nourriture suffisante, saine, fraîche et adaptée à votre culture tous les jours du mois?Avez-vous accès à un ordinateur? Disposez-vous d’un solide système de soutien composé d’amis, de membres de votrefamille et de la communauté? Avez-vous les moyens de payer des médicaments sur ordonnance, des soins dentaires, des soins oculaires, des thérapies ou d’autres frais liés aux soins de santé?

Souvent, en raison de son handicap, la personne atteinte est exclue des conversations importantes oubien ses expériences et ses points de vue ne sont pas considérés comme valables. Réfléchissez au privilège et au pouvoir de faire entendre votre voix. A-t-on recours à vous en tant qu’expert dans votre domaine? Faites-vous autorité au sein de votre communauté? Lorsque vous parlez, qui vous écoute? Comment utilisez-vous ce pouvoir?

Activité: comprendre les privilèges

Pour mieux comprendre vos propres privilèges, jetez un coup d’œil à la roue ci-dessous, élaborée par l’IVTF et la Ville d’Ottawa pour leur Guide de l’Optique d’équité et d’inclusion. Tous les facteurs énumérés sont des raisons pour lesquelles vous pouvez connaître un avantage ou un désavantage relativement à d’autres.

Il est important de noter que certains de ces facteurs personnels peuvent constituer des avantages ou des désavantages à différents moments de votre vie, et que certains aspects (revenu, capacité, statut d’immigration, ancienneté de l’emploi, etc.) peuvent changer avec le temps.

Diagramme illustrant des exemples de raisons pour lesquelles vous pouvez bénéficier d'un avantage ou d'un désavantage relatif par rapport aux autres.

Source: City of Ottawa et CAWI, 2018[3]

Soulignez les facteurs qui vous donnent un avantage relatif sur d’autrespersonnes.

Encerclez les facteurs qui vous donnent un désavantage relatif.

Comment pouvez-vous utiliser vos avantages pour aider les autres?

Une auto-évaluation organisationnelle

Par où commencer pour réfléchir à l’accessibilité dans votre organisation? Il est utile d’examinervos pratiques actuelles ainsi que lesactions et événements passés pour déterminer ce qui fonctionne déjà bien et ce qui pourrait être amélioré.

En ce qui concerne vos pratiques actuelles, demandez-vous:

  • Que faites-vous pour que votre organisme soit accessible? (donnez des précisions)
  • Avez-vous présentementdes membres, du personnel ou des bénévoles qui ont des contraintes en matière d’accessibilité? Si oui, comment répondez-vous à leurs besoins? Avez-vous vérifié que vous avez satisfait ces besoins de la meilleure façon possible?
  • Votre contenu en ligne est-il accessible?
  • Vos communications sont-elles inclusives d’une gamme d’expériences et de capacités?

En repensant aux activités passées (conférences, marches, rassemblements, séances d’éducation), demandez-vous:

  • Avez-vous contacté les participantes et les participants pour savoir s’ils avaient besoin de mesures d’adaptation?
  • Si oui, de quelles adaptations s’agissait-il? Pour qui? Comment ont-elles été prises en compte?
  • Votre organisation a-t-elle consulté des personnes ayant divers besoins en matière d’accessibilité? Qui? Qu’est-ce qui a été fait pour répondre à leurs préoccupations?
  • Après la tenue de l’activité, votre organisation a-t-elle examiné ses accommodations en matière d’accessibilité pour déterminer ce qui a bien fonctionné et ce qui devrait être amélioré?

Créer un environnement accueillant

Il n’est pas toujours facile d’obtenir une représentation diversifiée des voix et des capacités autour d’unetable. Il peut être difficile de s’expliquer pourquoi les personnes handicapées ne sont pas impliquées ou ne le sont pas davantage. Il faut du temps et de l’énergie, et il faut regarder la situation à travers le prisme de la communauté des personnes handicapées pour comprendre les défis auxquels elles sont confrontées chaque jour.

N’oubliez pas que les individus qui ont des besoins différents en matière d’accessibilité ne sont pas, de facto, vulnérables ou marginalisés. Ils sont plutôt marginalisés par le système dans lequel ils vivent et rendus vulnérables en raison d’un manque d’adaptation, de soutien et de reconnaissance de leurs besoins.

Qui prendra la responsabilité?

Même dans les petites organisations et celles gérées par des bénévoles, il est important d’avoir une personne-ressource bien informée qui sera responsable de l’accessibilité. La participation des utilisateurs et utilisatrices de services en sera simplifiée: ils peuvent avoir un seul point de contact au lieu de s’adresser à différentes personnes pour chaque réunion ou chaque activité à laquelle ils prennent part. Cette mesure contribue à responsabiliser l’organisation afin que les besoins en matière d’accessibilité ne soient pas négligés ou oubliés.

Bureaux accessibles sur le plan physique

Si votre organisation dispose d’un espace de bureau, il y a des personnes et des associations qui peuvent mener avec vous un audit d’accessibilité qui vous permettra de déterminer ce qui fonctionne et ce qui doit être amélioré.

Entre autres, la Fondation Rick Hansen propose des évaluations de l’accessibilité aux organisations de toutes tailles et offre actuellement des évaluations gratuites aux organisations sans but lucratif et aux organismes de bienfaisance dans certaines villes de l’Ontario.

Fondation Rick Hansen: https://www.rickhansen.com/fr/devenir-accessible/evaluations-gratuites-de-laccessibilite-en-ontario

Santé mentale des travailleurs et travailleuses

Chaque année, au Canada, une personne sur cinq souffre d’un problème de santé mentale ou d’une maladie mentale. Cela peut affecter la capacité du personnelet des bénévoles à travailler, perturber leur rendement au travail ou nuire à la régularité de leur participation. Par exemple, il peut être difficile pour quelqu’un de s’engager à effectuer un nombre fixe d’heures par semaine lorsque son niveau d’énergie ou sa santé mentale varie d’un jour à l’autre ou d’une semaine à l’autre. Certains individus auront besoin d’aménagements pendant les périodes où ilsne sont pas en mesure de travailler ou de s’investir aussi pleinement qu’ils le souhaiteraient.

L’accès à des soins de santé mentale peut également être un facteur important pour attirer et retenir des employés. Les plans de santé et de bien-être au travail qui incluent un soutien psychologique, des conseils d’urgence et une couverture des médicaments sont très utiles pour ceux et celles qui vivent avec une maladie mentale.

L’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) offre des formations et des outils qui aidentles organisations à mieux appuyer leurs salariés et leurs bénévoles dans la prise en charge de leur santé mentale et dans la gestion de la maladie mentale.

https://cmha.ca/fr/ce-que-nous-faisons/programmes-nationaux/sante-mental-en-milieu-de-travail/formation-sur-la-sante-mentale-au-travail/

L’ACSM a également une entreprise sociale qui offre une formation sur la santé mentale en milieu de travail.

https://www.mentalhealthworks.ca/ (en anglais)

Participation significative

Bien qu’il ne soit pas nécessaire que tout le monde intervienne de la même manière en même temps, il est essentiel de veiller à ce que la participation –sous toutes ses formes –ait de la valeur à la fois pour les participants et participantes et pour l’organisation. S’il existe différentes façons de contribuer, ces options doivent être communiquées à tout individu qui est invité dans votre mouvement ou qui cherche à s’y impliquer, ainsi qu’aux organisations de services aux personnes handicapées avec qui vous faites affaire.

Il est acceptable de ne pas avoir une longue liste de modes de participation pour les personnes ayant divers besoins d’adaptation. Déterminez les compétences nécessaires pour effectuer les différentes tâches plutôt que de penser à ce qui ne peut pas être fait. Si quelqu’un cherche des occasions de contribuer bénévolement, concentrez-vous sur ses compétences avant de vous interroger sur ses limites. Une brève conversation sur ses champs d’intérêt et ses habiletés pourrait l’aider à trouver une solution satisfaisante.

Si vous ne savez pas quels types d’aménagements pourraient être requis ou devraient être proposés, vous pouvez réfléchir aux différents défis énumérés ci-dessous. Votre organisation relèvera peut-être d’autres difficultés qui pourraient être posées par ses activités spécifiques et aux moyens d’éliminer ou d’atténuer ces obstacles.Par ailleurs, les personnes handicapées sont elles-mêmes expertes en la matière. En cas de doute, la meilleure pratique consiste toujours à leur demander «comment pouvons-nous vous accommoder le mieux possible?».

DéfisSolutions possibles
Longues réunionsDes réunions plus courtes●Des occasions de fournir des commentaires sur une base individuelle en dehors de la réunion●Des ordres du jour minutés afin que les personnes puissent arriver pour les parties qui les concernent le plus, puis repartir●Des pauses programmées
Des orateurs qui parlent à voix basse ou qui sont difficiles à comprendre; des salles de réunion dont l’acoustique est mauvaise ou dont la disposition rend l’écoute plus difficile.Proposer une amplification du son pour les personnes sourdes ou malentendantes et celles qui ont des difficultés à suivre la conversation.
Contenu disponible dans un seul format (p.ex., auditif, écrit)Proposer le contenu dans des formats variés ou qui peuvent être facilement adaptés (p. ex., texte formaté pour un lecteur d’écran, contenu vidéo/audio avec sous-titres)
Lieux de réunion inaccessiblesDans la mesure du possible, choisir des lieux sans obstacle ou veiller à ce que les obstacles soient atténués ou évités, tout en offrant une participation égale (p.ex., une participation en ligne ou virtuelle avec des possibilités égales de contribution)
Un horaire rigideOffrir un choix de moments pour participer ou organiser des activités asynchrones lorsque c’est possible (p.ex., examiner un document et fournir des commentaires à son propre rythme, plutôt qu’au cours d’une réunion)
Contenu de haut niveau (par exemple, contenu technique sur le changement climatique)Fournir des résumés en langage clair, des glossaires et des ressources contextuelles pour faciliter la compréhension des documents et favoriser la participation de personnes de tous âges, de toutes capacités et de tous horizons●Surligner les informations clés en différentes couleurs afin qu’elles puissent être facilement trouvées et comprises●Avoir une variété de ressources destinées à différents publics afin que chacun se sente inclus

Attention aux accommodations excessives

Il est certes très important de veiller à ce que tout un chacun soit inclus et bénéficie des aménagements dont il ou elle a besoin pour participer pleinement aux activités, mais il est aussi crucial d’inviter et d’encourager la participation en tant qu’égal. L’accommodement excessif peut sembler condescendant ou symbolique. Cela peut se produire lorsque les gens font des suppositions sur le niveau de capacité de quelqu’unou sur la façon dont cet individu vit son handicap.

Il est toujours préférable de se renseigner sur les aménagements particuliers plutôt que de faire des suppositions. Les personnes handicapées peuvent vous faire part de leurs besoins, et votre organisation peut les informer de la gamme d’adaptations possibles.

Pour obtenir plus d’informations pour répondre aux besoins de quelqu’un

Il peut arriver que vous receviez une demande d’aménagement imprécise ou que vous ne sachiez pas ce qui devrait changer pour que la personne puisse participer. Dans un tel cas, vous voudrez clarifier ses besoins d’une manière sensible et attentionnée. Réfléchissez à la façon de formuler toute demande d’informations supplémentaires sur le handicap de quelqu’un. N’oubliez pas que votre désir sincère de bien répondre aux besoins de l’individu peut donner l’impression que vous vous mêlez de sa vie personnelle ou que vous envahissez sa vie privée. Posez vos questions avec respect et précisez pourquoi ces informations vous sont nécessaires.

Il est important de se rappeler que ce ne sont pas toutes les personnes handicapées qui veulent expliquer leur incapacité. De nombreuses personnes ont vécu des expériences où leur handicap a été minimisé ou ignoré. En particulier pour celles qui ont une incapacité cachée, il est très blessant de se voir poser des questions qui pourraient laisser entendre que leur situation n’est pas grave ou n’est pas réelle.

Promotion et défense de la cause

La sensibilisation aux changements climatiques est essentielle pour faire connaître les questions clés et bâtir un consensus. Cependant, pour être efficaces, les mesures de promotion et de défense de la cause doivent être inclusives et démontrer une conscience du public visé. Ainsi, il est important de comprendre et d’intégrer les perspectives de la communauté des personnes handicapées et de réfléchir à la manière dont les appels à l’action peuvent avoir un impact sur l’accessibilité pour divers groupes.

Nous savons que par le passé, il y a eu de fortes tensions entre la communauté des personnes handicapées et les organisations qui luttent contre les changements climatiques sur des questions telles que l’interdiction des pailles en plastique et la valeur des plats préparés emballés. Les associations d’action pour le climat partagent des messages importants sur la réduction de notre dépendance aux plastiques et sur la minimisation de la quantité de CO2 que la population canadienne rejette dans l’atmosphère. Les groupes de défense de l’accessibilité et des personnes handicapées soulèvent également des enjeux majeurs concernant leurs droits, leur indépendance ainsi que leur participation et leur acceptation dans la société. Malheureusement, ces débats ont souvent débouché sur la colère et l’animosité plutôt que sur la recherche de solutions mutuellement bénéfiques.

Rechercher des points communs

On constate fréquemment un manque de réflexion globale sur l’impact environnemental qu’ont les personnes handicapées. Souvent, elles ont déjà un mode de vie à faible émission de carbone et sont conscientes des répercussions de leurs choix sur la planète. Par exemple, une proportion considérable de personnes handicapées ont un faible revenu: selon Statistique Canada, ellesreprésentent 41% de cette tranche de la population. Par conséquent, elles sont moins susceptibles de s’adonner à des activités à fortes émissions de carbone comme les voyages en avion et l’utilisation de véhicules particuliers. Le fait d’avoir un logement plus petit signifie également que leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) sont jusqu’à 25% moindres que celles des individusqui vivent dans de plus grandes habitations. De même, elles sont nombreuses à avoir une consommation globale inférieure à celle des autres, elles récupèrent généralement les articles lorsque cela est possible et elles font bon usage des programmes de recyclage et de compostage quand ils existent et sont accessibles.

Qui est réuni autour de votre table?

Lorsque les organisations établissent des plans de promotion de la cause, il est important de commencer par se demander qui se charge de la coordination, et à qui on s’adresse. Même si ces associations ont souvent l’intention d’être inclusives, elles n’envisagent pas toujours les moyens d’être accueillantes et inclusives pour l’ensemble de la collectivité. Les exclusions involontaires peuvent donner l’impression que la défense du climat ne s’adresse qu’aux gens de classe moyenne, blancs et sans handicap. Les personnes handicapées sont fréquemment oubliées ou négligées dans la planification.

Pour favoriser l’inclusion, posez-vous la question: «Qui est absent de cette discussion?»

Il n’est pas toujours facile de voir qui n’est pas inclus, ou qui est exclu par des barrières structurelles et systémiques. Par exemple, on sait que pour les individus à mobilité réduite, la technologie peut aplanir les obstacles à la participation. Cependant, si les réunions sont en ligne et ne sont pas sous-titrées, elles peuvent laisser à l’écart les personnes sourdes ou malentendantes, sourdes-aveugles ou atteintes de handicaps qui rendent l’utilisation des ordinateurs plus difficile.

Comment accueillir à la table les points de vue de groupes qui étaient auparavant exclus, même involontairement, et les intégrer d’une manière significative et non simplement symbolique? Un excellent point de départ consiste à inviter des gens ayant des besoins en matière d’accessibilité et de leur demander de définir leurs attentes quant à leur participation.

Activités accessibles

Il y a de nombreux facteurs à prendre en compte lors de la préparation d’évènements accessibles aux personnes handicapées. La province ou le territoire dans lequel vous exercez vos activités peut avoir certaines exigences en la matière. Par exemple, conformément à la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, des mesures d’adaptation doivent être mises en place pour les personnes ayant des besoins en matière d’accessibilité.

Participation active

Comment les gens sont-ils invités à participer à votre activité? Pour qu’une personne se sente incluse et à l’aise dans un environnement inconfortable et peu familier,on peut lui proposer plusieurs manières des’impliquer, comme prendre part à une discussion; prendre des notes sur un tableau de conférence collectif ou dans un outil de collaboration en ligne; ou écouter des présentations puis partager ses pensées après avoir eu le temps de réfléchir et de traiter l’information.

Demandez-leur à l’avance!

L’une des façons les plus simples de rendre un évènement accessible est de demander aux gens d’indiquer leurs besoins lorsqu’ils s’inscrivent ou s’engagent à participer. Il suffit d’ajouter une ligne au formulaire d’inscription ou d’inclure une adresse électronique et un numéro de téléphone auxquels les participants et participantes peuvent acheminer leurs besoins en matière d’accessibilité. Il est primordial de proposer une option téléphonique pour les personnes qui ne peuvent pas utiliser Internet ou qui se sentent plus à l’aise de parler à quelqu’un. Il convient de faire les choses simplement! Il peut y avoir des individus qui pourraient bénéficier d’une assistance, mais qui ne le mentionnent pas au moment de l’inscription. Il est important d’être prêt à les accueillir au fur et à mesure que l’évènement se déroule.

Même si votre activité ne requiert pas que les gens s’y inscrivent, il importe d’être en mesure de répondre aux besoins de tout le monde. Il est préférable d’être trop préparé que d’exclure quelqu’un.

Accessibilité physique

Souvent, quand on pense à l’accessibilité, la première chose qui nous vient à l’esprit est de s’assurer qu’il y a des rampes pour les gensqui utilisent des fauteuils roulants et des déambulateurs. L’accessibilité physique est un excellent point de départ, mais va au-delà de ces mesures. Réfléchissez aux différentes manières dont les gens peuvent se déplacer dans un lieu, et à la façon dont les divers handicaps peuvent affecter ces déplacements. N’oubliez pas que les personnes en fauteuil roulant ou avec un déambulateur ne sont pas les seules à avoir besoin d’un accès adapté; certains individus auront également des difficultés avec les sols lisses mais irréguliers, d’autres devront trouver des moyens courts et directs pour se rendre du point A au point B, d’autres encore auront besoin d’un soutien pour l’orientation ou voudront des endroits pour s’asseoir et se reposer en cours de route. Les personnes malentendantes seront souvent mieux servies si elles peuvent voir toutes les autres personnes présentes dans la salle, ou du moins celles qui parlent

Même si le lieu où une activité est prévue est considéré comme accessible pour certains, une visite à pied du site, de l’itinéraire demarche ou du parc peut aider à mettre en évidence les éléments inaccessibles qui pourraient créer des obstacles pour d’autres individus et limiter leur participation.

Par exemple, si une personne en fauteuil roulant doit repérer une entrée séparée et emprunter un détour qui prête à confusion pour trouver une salle où on peut facilement arriver par un escalier, le lieu peut être «accessible»,mais n’invite pas les gens à mobilité réduite à s’y rendre. Au minimum, il faut une signalisation claire et un accueil similaire aux deux portes d’entrée.

Y a-t-il une personne désignée qui attend à l’extérieur pour aider les gens à se diriger vers la salle assignée? Il est important de se rappeler que les individus qui utilisent le transport en commun accessible sont parfois en retard à cause de ce service et peuvent avoir des difficultés à se rendre à une pièce qui a déjà été fermée.

Votre horaire prévoit-il suffisamment de temps pour permettre aux gens de parcourir des distances supplémentaires? Des pauses plus longues sont-elles programmées pour les collations et les toilettes afin de tenir compte du fait que ces activités peuvent prendre plus de temps pour certaines personnes handicapées?

Y a-t-il des bols d’eau et des zones gazonnées extérieures à proximité pour répondre aux besoins des chiens de service?

Il peut également être utile de désigner des individus chargés d’aider les personnes à mobilité réduite à s’orienter dans la foule et à trouver leur place.

Y a-t-il des endroits où s’asseoir? Pour certaines personnes à mobilité réduite, marcher ne pose pas de problème, mais rester debout peut être très pénible. Pour que les gens soient confortables, veillez à ce qu’il y ait des coins accessibles pour s’asseoir dans votre lieu de rencontre, de préférence avec un abri minimal contre les intempéries s’il est à l’extérieur.

Si vous louez une piècedans un établissement pour votre activité, il est probable que celui-ci dispose d’un plan d’accessibilité. Les hôtels, les centres de conférence et les centres communautaires ont déjà pris des mesures pour assurer l’accessibilité, conformément aux exigences provinciales ou territoriales. Vous pouvez poser des questions précises lorsque vous réservez des locaux afin de déterminer les mesures de soutien offertes par le lieu de réunion et celles que vous devrez fournir vous-même. Ces établissements peuvent être prêts à mettre en place des aménagements importants, comme des environnements exempts d’odeurs, une gamme d’options de nourriture pour tenir compte des restrictions alimentaires, et une variété de chaises pour répondre aux besoins de tous les participants et participantes (p. ex. des chaises stables avec des bras pour les personnes qui ont de la difficulté à se tenir debout, des sièges solides pour celles qui ont un surplus de poids, etc.).

Accessibilité visuelle

Lors de votre activité, les gens sont-ils censés lire des informations écrites, y compris des panneaux?

La signalisation est-elle bien mise en évidence, dansune police de caractères claire et de grande taille, et avec un fort contraste? Comprend-elle des pictogrammes permettant une identification rapide, en particulier pour les personnes qui ontdes difficultés de lecture ou ne maîtrisent pas bien le français? Les bénévoles et les membres dupersonnel sont-ils formés pour guider correctement les personnes aveugles oumalvoyantes sans empiéter sur leur espace personnel?

Accessibilité sensorielle

Si vous organisez un événement, en particulier s’il est de grande envergure, prévoyez-vous des aménagements sensoriels pour les participants et participantes qui en auront besoin?

L’aménagement peut commencer par une réflexion sur la façon dont tous les sens d’une personne seront stimulés pendant l’événement. Les lieux et les activités peuvent alors être adaptés aux besoins desgenspour qui la foule, les grands espaces, les environnements bruyants ou d’autres entrées sensorielles sont éprouvants. Si quelqu’un doit prendre une pause en raison d’une surcharge sensorielle, y a-t-il un endroit calme où il ou elle peut se rendre? Existe-t-il un moyen de rattraper le temps perdu à son retour, par exemple en veillant à ce qu’il y ait un enregistrement qui puisse être partagé ultérieurement? Quels aménagements sont prévus pour les individus pour qui un rythme plus lent est nécessaire?

L’adaptation sensorielle implique à la fois l’espace physique et une réflexion sur votre programme. Votre horaire est-il strict et rapide? Y a-t-il des pauses et des moments non structurés pour que les gens puissent décompresser, retrouver le calme et réduire la stimulation?

Pour aider les personnes ayant des difficultés de traitement sensoriel ou une sensibilité au son, à la lumière et à la surstimulation, il est possible de trouver des moyens de réduire la surcharge sensorielle, notamment en leur fournissant des bouchons d’oreille; en réservant un lieu calme, sans odeur et équipé d’un éclairage doux; en prévoyant des moments non structurés; ou en proposant une activité solitaire ou en petit groupe.

Sensory Friendly Solutions offre un guide gratuit pour créer un événement convivial sur le plan sensoriel:

How to Create a Sensory-Friendly Event

Interprétation en langue des signes

Même si ce ne sont pas toutes les personnes sourdes ou malentendantes qui comprennent la langue des signes, disposer de ce type d’interprétation est un excellent moyen de s’assurer que davantage de personnesont un accès égal aux informations partagées lors d’un événement. La langue des signes est la première langue de beaucoup de gens et elle est essentielle pour comprendre le sujet, surtout pendantdesréunions ou des activités de longue durée. Les besoins en interprétation varient en fonction de la durée de l’événement, de la nature des informations partagées et de la langue parlée.

La Ontario Association of the Deaf a élaboré un guide pour aider les gens qui souhaitent embaucher un interprète. https://www.deafontario.ca/deafontario2017/wp-content/uploads/2019/01/How-do-I-hire-an-interpreter.pdf?x65909 (en anglais)

La Canadian Association of Sign Language Interpreters (CASLI; association canadienne des interprètes de la langue des signes) est une association d’interprètes en langue des signes qui dispose aussi d’un répertoire pour aider les gensqui recherchent des services d’interprétation en anglais. La plupart des membres sont des interprètes en langue des signes américaine (ASL), mais la liste est variée: https://www.casli.ca/directory (en anglais)

L’Association québécoise des interprètes en langues des signes (AQILS) propose un annuaire des services d’interprétation en langue des signes québécoise (LSQ) pour des événements français ou bilingues: https://aqils.ca/services-interpretation/

Amplification sonore

La perte d’audition est un phénomène très répandu, mais souvent non diagnostiqué. Offrir une amplification sonore appropriée peut rendre une activité ou une réunion plus facile à comprendre et accueillante pour un plus grand nombre de personnes, y compris celles qui ne déclarent pas avoir besoin d’un aménagement. Vous pourrez peut-être vous équiper d’un seul microphone, que vous ferez circuler pour laisser plusieurs individus parler à tour de rôle. S’il n’y a qu’un microphone fixe, vous devrez parfois l’utiliser pour répéter les questions du public. Dans tous les cas, un son clair permettra à votre message de mieux passer auprès de tous.

Plan de sécurité

Bien qu’on n’en parle pas souvent dans les discussions sur l’accessibilité, les personnes atteintes de troubles tels que le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) peuvent avoir besoin d’un soutien supplémentaire pour assister à des événements. La mise en place d’un plan de sécurité clairement communiqué est une première étape facile pour aider les personnes souffrant de SSPT, de troubles paniques, d’anxiété et d’autres problèmes de santé physique et mentale à se sentir plus à l’aise d’y prendre part. Ces mesures sont également très utiles aux gensqui ont des ennuisde santé risquant d’affecter leur participation, qu’il s’agisse de problèmes médicaux qui augmentent leur susceptibilité à l’épuisement par la chaleur ou de handicaps invisibles mais qui peuvent se manifester, comme de graves migraines ou des crises de vertige.

Un plan de sécurité doit décrire les mesures mises en place en cas d’urgence sanitaire ou de toute situation pouvant être stressante ou dangereuse. Il doit identifier les personnes qui seront présentes pour aider (premiers secours, surveillants d’itinéraire, etc.) et indiquer comment ces personnes peuvent être repérées. Il peut également inclure des informations sur les actions à entreprendre s’il y a une contre-manifestation ou une intervention policière, si ces possibilités sont pertinentes à votre événement

La Ontario Federation of Labour (fédération du travail de l’Ontario) a produit un guide sur la façon de manifester en toute sécurité et la connaissance de vos droits. Même s’il n’est pas nécessaire que votre activité comporte un plan de sécurité en cas d’arrestation, ce guide contient de nombreux conseils utiles que vous pouvez communiquer auxgens pour qu’ils se sentent en sécurité et soutenus.

https://ofl.ca/wp-content/uploads/2019.02.11-OFL-Safe-Protesting-A-Guide-to-Your-Rights-web.pdf (en anglais)

Votre plan de sécurité devrait également inclure des numéros d’urgence autres que ceux de la police. N’appelez pas le 911 pour une personne en crise de santé mentale à moins que ce ne soit absolument nécessaire; la police pourrait aggraver la situation. Vérifiez auprès des services de santé mentale de votre région pour savoir quel est le numéro le plus approprié à composer en cas d’urgence.

Sites Web et documents imprimés

Rédaction en langage clair pour favoriser l’accessibilité

Si le langage universitaire et le langage de recherche sont appropriés pour certains publics, un telcontenu exclut de nombreuses personnes qui pourraient vouloir s’engager dans votre cause. Le langage clair et simple est très utile pour faire en sorte que vos documents soient plus largement accessibles, notamment pour les jeunes, les gens ayant un niveau d’alphabétisation faible et ceux qui ne maîtrisent pas bien le français.

Il n’est pas nécessaire que tout le textesoit disponible en langage clair, mais le fait de disposer de résumés ou d’informations à un niveau accessible permet à votre organisation de toucher un public plus large, tout en conservant la possibilité d’inclure des ouvrages plus techniques et de haut niveau.

De nombreux guides en ligne offrent de l’aide pour simplifier et transformer le contenu. Le Bureau de la traduction du gouvernement du Canada a créé un guide en langage clair pour rendre ses documents plus accessibles à tous. https://www.btb.termiumplus.gc.ca/redac-chap%3Flang=fra&lettr=chapsect10&info0=10

Votre contenu écrit est-il accessible?

L’Institut national canadien pour les aveugles (INCA) a élaboré des lignes directrices pour garantir l’accessibilité du texteécrit aux personnes atteintes de déficience visuelle. Ces lignes directrices comprennent des suggestions de polices de caractères et de présentation pour vous guider dans la préparation du contenu imprimé et en ligne.

https://www.cnib.ca/fr/accessibiliteinca?region=on

Votre site Web est-il facilement lisible avec un lecteur d’écran?

Pour les personnes souffrant de déficiences visuelles, tous les sites ne sont pas créés de la même manière. Il existe des exigences spécifiques en matière d’accessibilité que les sites Web des moyennes et grandes organisations doivent respecter, mais qui peuvent être adoptées par les associations de toute taille.

World Wide Web Consortium

https://www.w3.org/TR/UNDERSTANDING-WCAG20/conformance.html#uc-conformance-requirements-head  (en anglais)

Les vidéos sont-elles sous-titrées?

Les services de rencontre virtuelle tels que Adobe Connect, Zoom, Microsoft Teams, Cisco Webex et d’autres proposent des sous-titres en direct pour les réunions et les événements en ligne. Ces sous-titres peuvent être générés instantanément, mais comportent parfois des erreurs. Par conséquent, si vous utilisez des sous-titres générés automatiquement, ils doivent être édités pour être exacts. Les sous-titres ne sont pas accessibles s’ils ne reflètent pas ce qui est dit dans la vidéo. Pour certains de ces outils, vous devrez peut-être acheter une version plus avancée pour pouvoir insérer les sous-titres.

Pour le contenu qui sera hébergé en permanence sur Internet, de nombreuses entreprises proposent des services de création de sous-titres très précis qui peuvent être ajoutés à votre vidéo avant de la télécharger sur une plate-forme Web.

De plus, vous pouvez envisager de faire traduire certains de vos documents dans d’autres langues. Même si votre public est tout à fait à l’aise en français, il peut souhaiter partager des informations plus largement.

Créer un environnement inclusif

Pour devenir inclusif et accueillant, il faut réfléchir aux obstacles potentiels et les aborder de manière à inviterla participation de façon équitable et significative.

Dans votre cheminement vers une plus grande accessibilité, vous voudrez peut-être vous tourner vers des associations locales qui défendent les personnes ayant un handicap ou des besoins en matière d’accessibilité, ou qui travaillent en leur nom. La création de tels réseaux contribue à bâtir une communauté plus forte pour tous.

Rendre votre organisation plus accessible peut sembler insurmontable au début. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte et il n’est pas facile d’apporter des changements majeurs du jour au lendemain. N’oubliez pas que même les petites modifications seront bénéfiques pour tout le monde. Votre organisation sera plus consciente de la collectivité qu’elle sert. Vous accueillerez à la table une plus grande diversité de capacités et d’expériences. Et vous contribuerez à créer un climat social favorable aux personnes handicapées, où qu’elles aillent.

Nous ne travaillons pas seuls lorsque nous essayons de limiter les impacts du changement climatique. En rendant votre organisation plus accessible aux 22% d’adultes qui vivent avec un handicap, vous faites un grand pas pour vous assurer qu’ils et elles puissent s’impliquer et faire partie d’une solution équitable et inclusive à notre crise climatique

Ressources

Voici une liste d’organisations et de ressources qui peuvent vous aider àen apprendre davantage sur l’accessibilité et l’accueil des personnes de toutes capacités. De nombreuses associationstravaillent à l’échelle nationale et locale, se vouent à ladéfense des droits et fournissent des services et du soutien individuels. Vous pouvez également rechercher d’autres groupes d’intérêtsdans votre communauté.

Association des Sourds du Canada http://cad.ca/fr/ 

Association canadienne de santé mentale https://cmha.ca/fr/

Canadian Multicultural Disability Centre Inc. https://cmdci.ca/ (en anglais)

Institut national canadien pour les aveugles (INCA) https://www.cnib.ca/fr

Chronic Pain Association of Canada https://chronicpaincanada.com/ (en anglais)

Conseil des Canadiens avec déficiences http://www.ccdonline.ca/

Optez pour le talent https://optezpourletalent.ca/

Inclusion Canada https://inclusioncanada.ca/

Fondation Rick Hansen: https://rickhansen.com/

Spinal Cord Injury Canada https://sci-can.ca/ (en anglais)


[1] Ville d’Ottawa et Initiative: une ville pour toutes les femmes, L’avancement de l’équitéet l’inclusion: Un guide pour les municipalités, 2018, https://www.cawi-ivtf.org/sites/default/files/publications/advancing-equity-inclusion-f-web_0.pdf

[2] Emploi et Développement social Canada, Bâtir un Canada accessible pour les personnes en situation de handicap, 2021, https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/canada-accessible.html

[3] Ville d’Ottawa et Initiative: une ville pour toutes les femmes,Guide de l’Optique d’équité et d’inclusion, Ottawa, Initiative: une ville pour toutes les femmes, 2018.https://www.cawi-ivtf.org/sites/default/files/publications/ei-lens-handbook-fr-web-2018.pdf

[4] Alliance for the Equality of Blind Canadians,The Social Model of Disability Explained. http://www.blindcanadians.ca/publications/cbm/16/social-model-disability-explained(en anglais)

[5]Association canadienne pour la santé mentale, Faits saillants sur la santé mentale et la maladie mentale, https://cmha.ca/fr/brochure/faits-saillants-sur-la-maladie-mentale/, 2021.

[6] Voir, par exemple: Grayson Schulz, How Plastic Straw Bans Affect People with Disabilities, https://creakyjoints.org/advocacy/plastic-straw-bans-bad-for-people-with-disabilities/,2019(en anglais)

[7] Crippled Scholar, When Accessibility Gets Labeled Wasteful, https://crippledscholar.com/2016/03/04/when-accessibility-gets-labeled-wasteful/, 2016 (en anglais)

[8] Wall, Katherine, Low income among persons with a disability in Canada, Statistics Canada https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/75-006-x/2017001/article/54854-eng.htm

[9] University of Michigan. Homes of wealthy Americans have carbon footprints 25% higher than lower-income residences. https://www.sciencedaily.com/releases/2020/07/200720152411.htm

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